A
Saint Malon sur Mel, prendre la direction de Plélan le Grand. Tourner à droite
pour rejoindre le hameau de Cocantin. Passer derrière les bâtiments de ferme.
Un chemin de terre mène en contrebas au hameau de Boresse. Prendre la petite
route à gauche et emprunter le chemin qui part dans le virage. Descendre jusqu’à
un ruisseau et rejoindre l’étang de la Marette.
A
l’intersection, tourner à gauche. Laisser la petite route à gauche, prendre
celle de droite pour atteindre à gauche la carrière de la Marette. Tourner le
dos à la carrière. Franchir une passerelle. Au chemin transversal, prendre à
gauche. Vingt mètres avant d’arriver sur la petite route goudronnée, bifurquer
sur un chemin à gauche. Longer une propriété entourée d’un grillage. A gauche,
à quelques pas la fontaine de Jouvence.
Tourner
à droite sur le chemin qui longe le grillage. Prendre le chemin gravillonné
de schiste. A quelques pas à droite, sur le bord d’un champ, le tombeau de Merlin.
A la petite route, prendre à gauche. Traverser une autre route. Emprunter le
chemin en face qui se prolonge vers l’Ouest en lisière de forêt. Couper une
ligne de forêt. Poursuivre tout droit et tourner à droite juste avant la grande
allée forestière qui mène à droite aux maisons de la sangle.
Prendre à
droite un chemin qui borde un champ et forme un coude à gauche. A la ligne de
forêt transversale, tourner à gauche à la patte d’oie. Virer à droite dans le
bois pour retrouver un chemin de charroi. Arrivé à proximité de l’angle d’un
champ, continuer tout droit. Passer un fossé. Le chemin serpente dans une zone
boisée. Rejoindre une ligne transversale. Faire une dizaine de mètres et prendre
à droite dans le bois pour rejoindre un charroi. Tourner à droite. A la patte
d’oie, prendre à gauche et rejoindre la grande ligne transversale ( entre les
cotes 117 et 111 sur la carte). Faire une vingtaine de mètres vers un champ
et s’enfoncer dans le bois à gauche. Passer un fossé. Poursuivre tout droit.
Couper un charroi. Le sentier rejoint l’allée couverte des Brousses Noires.
Face
à la ferme des Brousses Noires, prendre à gauche. Ne pas rejoindre la D 31.
Emprunter le chemin parallèle à la route jusqu’à la ligne transversale. Tourner
à droite. Traverser la route et poursuivre tout droit. Le chemin mène à la petite
route de desserte du bascoibois. Prendre à gauche jusqu’à Coibois. Tourner à
gauche dans le hameau. Au croisement au bout des maisons suivre tout droit le
chemin au Nord qui mène à la chapelle Saint Jouan. Continuer à droite le chemin
gravillonné sur 600m environ. Tourner sur le chemin qui descend à droite et
s’oriente Sud/Est. Passer un ruisseau. Tourner à droite, puis à gauche au chemin
transversal pour rejoindre la Ville Fortin.
Emprunter
la petite route qui passe devant la ferme et prendre le premier chemin creux
à gauche qui monte pour atteindre la D31. Emprunter celle-ci à droite, puis
la première petite route à gauche. En retrait de la route, le menhir de la Ville
Guichais à gauche à 150 m. Passer la ville Eon. Poursuivre jusqu’à la ville
Guyomard. Prendre à droite, puis le premier chemin qui descend à gauche. On
atteint une petite route. Tourner à droite et poursuivre sur 800 m jusqu’à l’étang
de la Marette. Retour à l’intersection 1. Prendre à gauche jusqu’à la petite
route, puis tout droit et tourner à droite aux maisons. Le chemin passe derrière
Cocantin et prendre le cap sur le clocher de St Malon sur Mel.
Manoir du Plessis
Situé route de Paimpont et de Plélan, le manoir du Plessis a appartenu aux seigneurs de Saint-Malon-sur-Mel en 1445 et 1513 - puis aux comtes de Laval seigneurs de Montfort - et aux dAndigné. Aujourd'hui, il en reste une demeure de caractère comportant une porte de granit en ogive.
Ville Moisan (propriété privé)
Vous trouverez un exemple d'arc de décharge en brique souvent observé sur les maisons traditionnelles de Bretagne. L'arc de décharge a pour but de soulager le poids de la maçonnerie surplombant une ouverture en le renvoyant sur les côtés pleins. Les portes possèdent de petits carreaux et sont rehaussées par une double marche qui permet d'éviter l'infiltration de l'eau dans la pièce.
Carrière de la Marette
Sur ce site, une carrière d'un intérêt géologique international, un étang et un camping se cotoient.
La
carrière de la Marette est en effet d'un intérêt géologique
international puisqu'elle a suscité la venue de géologues japonais.
Sa caractéristique tient aux deux couches de schiste d'âge différent.
Le schiste vert datant de l'ère primaire est recouvert par du schiste
rouge datant lui de l'ère tertiaire. On y trouve également du
poudingue. Plus précisément, quand on observe les roches de la
carrière de la base vers le sommet , on observe :
- deux ou trois couches d'une roche rouge contenant des galets (poudingue)
- une succession de bancs constitués d'une roche rouge relativement résistante
et identique aux roches que l'on trouve dans le sous-sol de la forêt de
Paimpont (grès rouge).Ces poudingues et grès rouges sont disposés
en bancs; ils reposent sur la tranche des schistes verts visibles à l'est.
On connaît des roches identiques à
celles de la partie Est un peu partout en Bretagne. On a retrouvé, conservé
dans les schistes, des algues microscopiques qui montrent que ces schistes verdâtres
sont danciennes vases marines consolidées avec danciens sables
et galets. Ces roches, les plus anciennes, ont entre 650 et 550 millions dannées
avant notre époque. Cette période est appelée briovérienne
en Bretagne. Les schistes verts sont verticaux à cause de lémergence
dune chaîne de montagne qui a amené le retrait de la mer
et le plissement des sables et vases occupant les fonds marins.
Dans les poudingues et les grès rouges, on na retrouvé aucune
trace de vie exceptés des pistes et tubes ressemblant aux terriers de
vers de nos plages actuelles. Ces roches dateraient du début de lordovicien
cest à dire 500 à 480 millions dannées. La
couleur rouge vient de la présence dun pigment doxydes de
fer au niveau des grains de sable qui sest développé sous
laction dun climat de type désertique. Leur orientation verticale
proviendrait dune remontée du niveau marin suffisante au niveau
des zones basses des anciennes montagnes briovériennes.
La carrière de la Marette permet donc de
reconstituer l'histoire de la Bretagne :
680 à 580 millions
d'années avant l'actuel : la Bretagne est recouverte par la mer,
580 à 550 millions
d'années avant l'actuel : les plisssements de l'écorce terrestre
font apparaître en Bretagne une chaîne de montagnes,
550 à 500 millions
d'années avant l'actuel : la chaîne de montagne est peu à
peu détruite et la Bretagne devient une région à relief
mou,
500 à 350 millions
avant l'actuel, la Bretagne est à nouveau recouverte par la mer,
350 à 280 millions
d'années avant l'actuel : une nouvelle chaîne de montagnes jaillit
en Bretagne,
Ensuite, et même si la carrière de la Marette ne permet pas de
le déceler, la Bretagne ne sera pas envahie par la mer avant plus de
200 millions d'années.
En contrebas de la carrière, un étang alimenté par les eaux de la forêt de Brocéliande ainsi que par la fontaine de Jouvence a été aménagé en 1976. Si aujourd'hui on peut y pêcher, au temps des druides, l'on baptisait les enfants à la fontaine, située au dessus de l'étang sur la commune de Paimpont, une seule fois dans l'année le jour du solstice d'été entre le coucher de la lune et le lever du soleil. De grands feux (à l'origine de la fête de St Jean) étaient allumés à proximité des fontaines dans lesquelles les enfants étaient baignés. Comme le temps était réduit, certains nouveaux nés pouvaient n'être enregistrés que l'année suivante; ce qui, au fil du temps, faussait l'âge des enfants d'où le nom de la fontaine de Jouvence. Selon une autre interprétation, venir, pieds nus et à jeun, 7 jours de suite entre le coucher de la lune et le lever du soleil, boire de l'eau de cette fontaine permettrait de retrouver une nouvelle jeunesse.
Un camping, classé une étoile, ouvert dans l'année du 15 juin au 15 septembre borde cet étang. Il offre 15 emplacements.
Non loin de là mais sur la commune de Paimpont, l'on peut découvrir les ruines du tombeau de Merlin. Il s'agissait d'une allée couverte d'une longueur de 10,5 m sur 1,5m de hauteur et 1,5 m de largeur. Il fut dynamité en 1892 par un chercheur de trésor qui serait le propriétaire du champ, sur lequel se trouvait l'allée préhistorique. C'est ici, d'après la légende, que la fée Viviane aurait emprisonné Merlin par 9 cercles magiques tracés autour de Merlin un jour qu'il s'était assoupi.
Auprès de l'étang, l'on trouve une espèce végétale protégée : les clandestines.
La Chapelle St-Jean ou en gallo chapelle St-Jouan-des- Landes
La chapelle St-Jean ou St-Jouan-des-Landes fut probablement
érigée par les Chevaliers Hospitaliers de St-Jean-de-Jérusalem,
qui avaient installé leur premier établissement charitable à
Saint-Malon-sur-Mel. Cet établissement fut auparavant un monastère
créé par le Saint Maëlmon, évêque d'Aleth au
VII ème siècle.
Les Chevaliers du Temple encore appelés Templiers appartenaient à
un Ordre religieux fondé à Jérusalem en 1118 et défendant
la foi et les chemins conduisant à la Palestine. Après leur dissolution
en 1312, les Chevaliers Hospitaliers prirent le relais dans l'assistance des
pèlerins.
En général, les lieux portant les noms d'Hôpital, de Tem
ple,
ou de St Jean appartenaient aux Chevaliers Hospitaliers.
Les Chevaliers de St-Jean-de-Jérusalem eurent quelques possessions en
Saint-Malon-sur-Mel, notamment le manoir des Maisons neuves.
Les dîmes de Saint-Malon étaient partagées entre l'abbé
de Montfort et le seigneur de la paroisse. En 1803, la paroisse de Saint-Malon
fut agrandie du territoire de Bléruais.
Début XIXème, la chapelle étant en ruine, les villageois
souhaitèrent déplacer la statue de St Jean et l'entreposer en
l'église de Saint-Malon. Lors du transfert, le cheval refusa d'avancer.
On fit venir sept autres chevaux mais en vain. Le cordonnier du village, Monsieur
Gonier, interpréta l'incident comme le refus de Saint-Jean de se voir
installé dans l'église Saint-Malon. Celui-ci transporta alors
la statue sur ses épaules et l'emmena chez lui dans l'attente de la reconstruction
de l'église.
La chapelle fut reconstruite sur l'ancienne une première fois en 1887
puis plus récemment sa toiture a été refaite suite à
un incendie ayant eu lieu en 1971. Au XIXème siècle, elle recevait
de nombreux pèlerins autour de sa fontaine tous les 24 juin.
A 300 m environ de la chapelle, vous pouvez trouver la fontaine St Jean. En 1976, lors de la période de sécheresse, les villageois se rendaient en procession de la chapelle jusqu'à la fontaine pour demander de la pluie.
Trois pèlerinages se déroulaient
en la chapelle St Jean :
- un dimanche de mai. On emmenait là
les enfants chétifs que l'on aspergeait d'eau de la fontaine St Jean
afin qu'ils se développent au mieux par la suite.
- à la St Jean,
- et enfin, le jeudi après la St Jean. Tous les prêtres des environs
venaient dire une messe basse toutes les demi-heures, et ce, de 6 à 11
heures, la dernière messe étant effectuée par le prêtre
de Saint-Malon-sur-Mel.
Les conscrits pouvaient chanter après le pèlerinage à la
chapelle St Jean d'où l'expression Chapelle de St Jouan, retour en chantant.
Le manoir du Haut d'Avril (propriété privée)
Situé à l'ouest de la route de Bléruais, l'ancien manoir abrite une ferme de caractère qui a conservé quelques belles fenêtres en granit du XVIème siècle. Vous admirerez la qualité architecturale des petites ouvertures au linteau de pierre, un pigeonnier, qui atteste d'ailleurs du statut noble de la demeure. Ce pigeonnier se compose de neuf trous de boulin placés sur la gauche de la façade principale.
Le haut d'avril, avec ses deux fenêtres superposées à gauche de la salle basse et visibles de la façade, attestent de la présence à cet endroit d'un escalier.
Un tabellion aurait habité dans cette demeure.
Le Pré Haslé (propriété privée)
La demeure du Pré Haslé est intéressante de par ses ouvertures entourées de granit du Hinglé. Une épicerie occupait cette bâtisse au 19 ème siècle. Il y a quelques années, on voyait encore l'emplacement du sac de gros sel dans l'étable. Un four est visible de la route.
La Ville Houée (propriété privée)
Située à l'est de la route de Bléruais, la ferme appartenait dès 1600 à la famille des Raffray.
Le manoir des Maisons Neuves (propriété privée)
Situé à l'ouest de la route de St Gonlay, ce manoir bien conservé et abritant aujourd'hui une ferme comporte une tourelle carrée avec un toit à quatre pentes. Il appartint successivement aux Chevaliers Hospitaliers et à la famille des Madic, dont l'un des membres devint gouverneur de Montfort. On le décrivait avec jardin, colombiers, bois, étang et moulins...
Il appartenait aux Haloret en 1427 et 1513 et aux dAndigné au XVIIIème siècle. Les fiefs des Maisons Neuves et de Saint Jean formaient une haute justice à la fin du XVIIIème relevant de la châtellenie de Saint-Malon-sur-Mel.
Le logis reprend le principe de la salle basse sous charpente centrale accostée à mi-étage de deux chambres hautes.
Un four à pain est en état.

La chaudière- propriété privée
Vous pouvez trouver une ancienne chaudière en fonte qui servait à l'origine à bouillir de l'eau nécessaire au lavage du linge ou de la vaisselle au début du XXème siècle ou bien encore à cuire la nourriture pour les cochons dans les fermes ...
L'église
L'église de Saint-Malon-sur-Mel dédiée au Saint Malo conserve dans le choeur des sablières du XVIème siècle et une statue en bois de Saint-Jean-le-Baptiste réalisée en 1989 à l'occasion du centenaire de la reconstruction de la chapelle St Jouan. A l'origine, le comte de Montfort avait la supériorité en l'église de Saint-Malon mais le seigneur local y avait les droits de fondation et de prééminence.
La porte est de style roman.
Une grosse tour carrée se trouve au Sud, couverte d'un dôme surmonté
d'une flèche.
Après la sacristie en 1840, l'ensemble de l'édifice fut refait en 1879.
La croix et le coq du clocher penché, menaçant de tomber, ont été réinstallés en 1971.
La fontaine de Saint Méha se trouve non loin de l'église.
Les forges
La mairie vient de racheter la maison et l'atelier de l'ancien maréchal du village, situés dans le bourg. Une autre forge existait au lieu dit de la Nouette. Il s'agissait d'entreprises familiales transmises de père en fils. Lorsque le forgeron de la Nouette, martelant le fer au petit matin, était entendu jusqu'au Pré Haslé, il est dit que le beau temps en ce lieu-dit était assuré.
Le vieux couvent- propriété privée
Avant d'accueillir aujourd'hui des logements dans le centre bourg, l'ancien couvent a abrité une gendarmerie. Sur la toiture de cette dernière, on pouvait trouver une girouette en forme de bicorne que portait les anciens gendarmes.
Mairie - ancienne école des filles
Fin XIX ème, est mise en place une école de garçons, bâtiment occupé par l'actuelle école. L'enseignement fut effectué par un religieux puis par un laïque en 1861. Quant aux filles, leur instruction était réalisée à partir de 1879 par les Soeurs de la Congrégation de Kermaria dans le bâtiment qu'occupe aujourd'hui la mairie.
La grotte de Notre Dame de Lourdes
A la seconde Guerre Mondiale, les Allemands avaient installé dans les combles du presbytère un mirador d'observation afin de défendre le camp d'aviation de Point clos (situé près de Gaël). Marcel Dehoux, pasteur, fit voeu de construire un monument à Notre Dame de Lourdes si les bombes épargnaient la paroisse. Ce qui fut le cas; ainsi, la grotte de Notre Dame de Lourdes fut érigée par des bénévoles. On peut préciser que certains blocs, pesant jusqu'à 1 500 Kg et ayant permis la construction de la grotte, proviennent de la carrière de la Marette.
Jusqu'à la fin des années 60, un pèlerinage jusqu'à la grotte avait lieu au mois de septembre. Chaque famille participait à la décoration des rues du bourg à l'aide de poteaux en bois blanc et bleu ciel ornementés de fleurs et de rubans.