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Sur ce site, une carrière d'un intérêt géologique international, un étang et un camping se cotoient.

La carrière de la Marette est en effet d'un intérêt géologique international puisqu'elle a suscité la venue de géologues japonais. Sa caractéristique tient aux deux couches de schiste d'âge différent. Le schiste vert datant de l'ère primaire est recouvert par du schiste rouge datant lui de l'ère tertiaire. On y trouve également du poudingue. Plus précisément, quand on observe les roches de la carrière de la base vers le sommet , on observe :
- deux ou trois couches d'une roche rouge contenant des galets (poudingue)
- une succession de bancs constitués d'une roche rouge relativement résistante et identique aux roches que l'on trouve dans le sous-sol de la forêt de Paimpont (grès rouge).Ces poudingues et grès rouges sont disposés en bancs; ils reposent sur la tranche des schistes verts visibles à l'est.


On connaît des roches identiques à celles de la partie Est un peu partout en Bretagne. On a retrouvé, conservé dans les schistes, des algues microscopiques qui montrent que ces schistes verdâtres sont d’anciennes vases marines consolidées avec d’anciens sables et galets. Ces roches, les plus anciennes, ont entre 650 et 550 millions d’années avant notre époque. Cette période est appelée briovérienne en Bretagne. Les schistes verts sont verticaux à cause de l’émergence d’une chaîne de montagne qui a amené le retrait de la mer et le plissement des sables et vases occupant les fonds marins.

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Dans les poudingues et les grès rouges, on n’a retrouvé aucune trace de vie exceptés des pistes et tubes ressemblant aux terriers de
vers de nos plages actuelles. Ces roches dateraient du début de l’ordovicien c’est à dire 500 à 480 millions d’années. La couleur rouge vient de la présence d’un pigment d’oxydes de fer au niveau des grains de sable qui s’est développé sous l’action d’un climat de type désertique. Leur orientation verticale proviendrait d’une remontée du niveau marin suffisante au niveau des zones basses des anciennes montagnes briovériennes.

 

 

La carrière de la Marette permet donc de reconstituer l'histoire de la Bretagne :
680 à 580 millions d'années avant l'actuel : la Bretagne est recouverte par la mer,
580 à 550 millions d'années avant l'actuel : les plisssements de l'écorce terrestre font apparaître en Bretagne une chaîne de montagnes,
550 à 500 millions d'années avant l'actuel : la chaîne de montagne est peu à peu détruite et la Bretagne devient une région à relief mou,
500 à 350 millions avant l'actuel, la Bretagne est à nouveau recouverte par la mer,
350 à 280 millions d'années avant l'actuel : une nouvelle chaîne de montagnes jaillit en Bretagne,
Ensuite, et même si la carrière de la Marette ne permet pas de le déceler, la Bretagne ne sera pas envahie par la mer avant plus de 200 millions d'années.

En contrebas de la carrière, un étang alimenté par les eaux de la forêt de Brocéliande ainsi que par la fontaine de Jouvence a été aménagé en 1976. Si aujourd'hui on peut y pêcher, au temps des druides, l'on baptisait les enfants à la fontaine, située au dessus de l'étang sur la commune de Paimpont, une seule fois dans l'année le jour du solstice d'été entre le coucher de la lune et le lever du soleil. De grands feux (à l'origine de la fête de St Jean) étaient allumés à proximité des fontaines dans lesquelles les enfants étaient baignés. Comme le temps était réduit, certains nouveaux nés pouvaient n'être enregistrés que l'année suivante; ce qui, au fil du temps, faussait l'âge des enfants d'où le nom de la fontaine de Jouvence. Selon une autre interprétation, venir, pieds nus et à jeun, 7 jours de suite entre le coucher de la lune et le lever du soleil, boire de l'eau de cette fontaine permettrait de retrouver une nouvelle jeunesse.

Un camping, classé une étoile, ouvert dans l'année du 15 juin au 15 septembre borde cet étang. Il offre 15 emplacements.

Non loin de là mais sur la commune de Paimpont, l'on peut découvrir les ruines du tombeau de Merlin. Il s'agissait d'une allée couverte d'une longueur de 10,5 m sur 1,5m de hauteur et 1,5 m de largeur. Il fut dynamité en 1892 par un chercheur de trésor qui serait le propriétaire du champ, sur lequel se trouvait l'allée préhistorique. C'est ici, d'après la légende, que la fée Viviane aurait emprisonné Merlin par 9 cercles magiques tracés autour de Merlin un jour qu'il s'était assoupi.

Auprès de l'étang, l'on trouve une espèce végétale protégée : les clandestines.