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Patrimoine religieux
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  L'église de Saint-Malon
  La grotte de Notre Dame de Lourdes
Patrimoine industriel et artisanal
  Les pommes et le cidre
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  La chaudière
  La charette
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Patrimoine architectural
  L'architecture locale
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  Le manoir du Haut-d'Avril
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  Le manoir du Pré Haslé
  La ville Moisan
  Le vieux couvent
  Les fours
  Le blason de la commune
Patrimoine naturel
  La forêt de Paimpont
  Lieu-dit de La Marette
  Les mégalithes
Autres ressources
  Histoire du pays
  Bibliographie
  La commune en quelques chiffres
Vers 469, un certain Rithiome aurait passé la Manche avec 12 000 hommes pour aider l'Empire romain. Ce Riothime selon l'historien Fleuriot serait Arthur, ce roi légendaire, ami de Merlin. Arthur aurait régné sur les deux rives de la Manche vers le Vème siècle et serait venu en Gaule. Les récits d'époque prenant une forme légendaire, on ne sait rien de précis sur l'installation des Bretons dans cette région.
Cependant, les Bretons passèrent la Manche sous la conduite de saints dont les vies donnent quelques informations. Ainsi, vers 570, Judicaël, prince de la Domnonée, l'une des deux principales régions de la Bretagne continentale, aurait vécu près de la forêt de Paimpont qui facilitait la lutte contre les incursions franques. Le roi Judicaël, reconnu comme preux et pieux, finit ses jours vers 637 dans l'abbaye de Saint-Meen. Ce monastère devint un lieu important du haut moyen âge.

Dans la deuxième moitié du IXème siècle, le roi Salomon aurait résidé dans la région sur le domaine de Plélan.

Vers 1075, apparaît Raoul 1er, un baron. Originaire d'Angleterre, il se rallie à Guillaume Le Conquérant en 1066. Mais son fils organise une révolte qui échouera. Raoul de Gaël perd alors ses possessions anglaises et se réfugie en Bretagne sur ses seigneuries de Gaël, Montfort et Brécilien. Il est vassal du Duc de Bretagne, Alain Fergent qu'il doit aider en cas d'attaque tout en protégeant son domaine.

La région n'étant pas très sûre, Raoul Gaël, seigneur d'un vaste territoire, érigera un château à Montfort, situé au confluent du Meu et du Garun, sur une butte naturelle. Des châteaux seront construits à Concoret (château de Comper), Gaël, Iffendic (château de Boutavent).

 

Une charte, rédigée en 1467, par Guy XIV de Laval, petit-fils de Raoul VIII de Montfort, codifie les droits et devoirs liés à l'usage de la forêt de Paimpont. Elle entérine vraisemblablement des coutumes plus anciennes qui ont pu voir le jour tout au long du Moyen Age. Le clergé avait des droits sur certaines parties de la forêt. Ce qui laisse imaginer l'importance des abbayes de Montfort et de Paimpont tenues par des moines ayant adopté la règle de St Augustin. L'abbaye de Paimpont est une transformation du premier prieuré créé par des moines bénédictins de Saint-Méen.

La forêt fut peuplée par des moines ermites qui créèrent des prieurés dont celui de Barenton. Elle fut le repaire également de brigands dont le célèbre Eon de l'Etoile. Au moment de la guerre de Succession qui agite la Bretagne à partir de 1341, les routiers, mercenaires au service des uns ou des autres, habitent la forêt. Un de ces groupes est dirigé par Du Guesclin, un fidèle du roi de France. Au début de la révolution de 1789, les pays de Plélan le Grand et de Montfort sur Meu sont plutôt patriotes. Mais à partir de 1795, les idées contre-révolutionnaires se répandent, des groupes de chouans s'organisent et se cachent dans la forêt.
La révolution profite à Montfort qui devient chef de District (actuel pays de Montfort) puis sous-préfecture. Mais l'ensemble du pays a plutôt souffert de cette révolution. Ainsi, la population a baissé; nombre d'artisans sont ruinés; l'industrie des forges péréclite complètement au XIXème siècle. La forêt est encore peuplée de charbonniers, sabotiers, bûcherons jusqu'à leur disparition au début du XXème siècle.