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  La commune en quelques chiffres

La forêt de Paimpont est le haut lieu des légendes construites à plusieurs époques : celle des druides, celle des petits princes de l’Age de bronze, celle des chevaliers d’Arthur à la recherche du Graal.


Dès –5000 av JC, la forêt couvrait la totalité de la Bretagne centrale. On peut estimer à 200 000 ha la superficie de la forêt de Brocéliande contemporaine du roi Judicaël et à 22 500 ha la forêt concernée par la charte de 1467 du comte de Laval réglementant les droits de jouissance collective pour le pacage, le glandage et le bois de feu.


La forêt de Paimpont se caractérise par une grande diversité : si les futaies de chênes et de hêtres sont rares, les futaies de pins maritimes et de pins sylvestres sont beaucoup plus étendues; les plantations d'épicéas sont en plein développement; il reste des landes faites de bruyères, d'ajoncs et de molinies.
Deux facteurs expliquent le déboisement de la forêt. Le premier est le déboisement nécessaire à la production de charbon pour les forges. Le bouleau qui colonise les clairières plus rapidement que les autres espèces se développe. Le remplacement de la futaie par du taillis engendre la disparition progressive de la végétation de sous-bois tels le houx, la bourdaine, la myrtille… Le second facteur est lié à l’agriculture et à l’élevage qui se développent à la périphérie de la forêt. Cela se traduit par un appauvrissement des sols et par une extension des landes à bruyère. Les glands mangés par les porcs ou bien l’humus utilisé comme engrais freinent la régénération de la forêt.

Dans ce contexte, la bruyère se substitue aux chênes : bruyère ciliée sur les sols humides et bruyère cendrée sur les sols secs peu épais. Les tourbières à sphaignes et les bruyères à quatre angles remplacent progressivement les aulnes. La forêt de Brocéliande gagnée de plus en plus par un paysage de landes doit son extension au pouvoir colonisateur très important des pins introduits dès le XIXème siècle.

La forêt de Brocéliande compte une faune très diversifiée : cerf, chevreuil, sanglier, et de manière saisonnière, canards et bécasses. Fin XIXème, l'autorité préfectorale du Morbihan et les communes d'Ille-et-Vilaine cconcernées furent avisées des dommages causés par les sangliers toujours plus nombreux dans la forêt de Paimpont aux cultures riveraines.

Il existe aujourd'hui quelques espèces animales et végétales qui ont acquis des caractères propres en raison de la stabilité et de l’isolement des tourbières.

Au début du XXème siècle, la litière de forêt était utilisée par les fermiers. Ce qui engendrait des convois quotidiens dans le bourg.